Depuis plusieurs semaines, circule sur les réseaux sociaux, ce qui convient d’être appelé un véritable réquisitoire contre la France mené par Arikana Chihombori-Quao, l’ambassadrice de l’Union Africaine aux Etats-Unis. L’annonce de sa révocation de ses fonctions, quelques jours plus tard, a mis sous le feu des critiques, l’organisation panafricaine qui a du mal à convaincre.

C’est dans un courrier datant du 07 Octobre 2019 que le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat a notifié à la diplomate Chihombori-Quao, l’ambassadrice de son organisation aux Etats-Unis, la fin de ses fonctions « conformément aux règles de la Commission. »

La désormais ex-ambassadrice de l’UA aux États-Unis est connue pour ses prises de positions publiques sur l’hégémonie principalement française sur ses anciennes colonies d’Afrique obstruant leur évolution vers le développement et le bien-être de leurs populations.

A en croire Ebba Kalondo, le porte-parole du bureau du président de l’UA, la diplomate d’origine ghanéenne était arrivée au terme de sa nomination politique après trois années passées à ce poste et a insisté sur la fausseté des informations tendant à faire croire qu’elle avait été punie pour ses opinions.

« C’est une pratique diplomatique normale pour les personnes nommées à des postes politiques partout dans le monde… Dire que la cessation des fonctions de l’ambassadeur Chihombori est due à des déclarations qu’elle a faites ou à des opinions qu’elle a pu avoir pendant ses trois années de mandat est manifestement faux », a déclaré Ebba Kalondo dans ce communiqué.

Le Congrès de la diaspora africaine, quant à elle, maintient sa conviction qui est que la diplomate Chihombori-Quao a été virée du fait de “l’influence et des pressions exercées sur les dirigeants et les peuples africains par les anciennes puissances coloniales d’Europe “, et au travers d’une pétition en ligne demande sa réintégration.

Burkina24.com

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